Considérations infrastructurelles

Fibres optiques et accroissement de la bande passante en Afrique (2012)

Thibeault, E. (2012a). Fibres optiques et accroissement de la bande passante en Afrique.
Consulté le 22/12/13, à l’adresse :
http://www.adjectif.net/spip/spip.php?article162

Cet article rédigé par E.-N. Thibeault présente des données démographiques récentes et contextualisées dans un cadre francophone qui peuvent contribuer à la construction d’une vision prospective : « sur un total de plus d’un milliard d’habitants, la population totale des pays francophones totalise presque 430 millions d’habitants d’Africains […]. L’Afrique compte près d’un milliard d’habitants, soit environ 15 % de la population mondiale. L’accroissement démographique devrait rester bien au-dessus de la moyenne mondiale durant les décennies à venir […] et doubler d’ici 2050 ».

On relève aussi des informations comparant les pays subsahariens en termes d’accès à internet : « le nombre d’internautes est estimé à 3 % sur le continent africain hors pays du Maghreb francophone (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte). Si on tient compte du nombre d’internautes de la région du Maghreb, le pourcentage d’Africains utilisateurs d’internet est estimé à 8 % de la population ».

Au sujet des infrastructures donnant accès à internet, l’auteur relève « de nombreux goulets d’étranglement », notamment du fait de « l’absence de dorsale nationale » pour la connexion des zones rurales et du fait d’un spectre peu important pour développer « des services sans fil à l’extérieur des capitales économiques ».

Malgré ces difficultés, une piste de développement est relevée : si les « prix d’accès à internet en Afrique […] sont considérés comme étant parmi les plus élevés au monde », ils pourraient connaître une réduction prochaine de 10 % à 20 % du fait des développements récents de la fibre optique via l’installation de câbles sous-marins.

Synthèse : AB

Les récents déploiements de fibres optiques par câbles sous-marins en Afrique (2011)

Thibeault, E. (2011a). Les récents déploiements de fibres optiques par câbles sous-marins en Afrique.
Consulté le 22/12/13, à l’adresse :
http://www.adjectif.net/spip/spip.php?article86

Cet article rédigé par E. Thibeault décrit le déploiement de la fibre optique par câblage sous-marin du Portugal au long de la côte occidentale de l’Afrique, chantier ayant démarré en 2002.

Il rappelle qu’ « au cours de la dernière décennie, les tarifs d’accès à internet en Afrique subsaharienne sont les plus coûteux au monde : […] le coût d’une connexion haut débit y est d’environ 100 USD pour 110 kilobits/seconde. En Europe et en Asie centrale, le même type de connexion revient à 20 USD alors qu’en Amérique latine et aux Caraïbes, il s’établit à 7 USD ». Néanmoins, le déploiement de la fibre optique a généré des possibilités nouvelles, notamment en termes d’offres de formations en ligne. L’auteur cite également une étude financée par Cisco System en 2008 qui prévoit un débit 120 fois supérieur en 3 ans grâce au déploiement de la fibre optique.

Synthèse : AB

Après l’âge du cuivre, celui de la fibre optique ? (2012)

Thibeault, E. (2012b). Après l’âge du cuivre, celui de la fibre optique ?
Consulté le 22/12/13, à l’adresse : http://www.adjectif.net/spip/spip.php?article111

Cet article rédigé par E.-N. Thibeault décrit les avantages du déploiement de la fibre optique vers l’Afrique parmi lesquels une réduction du temps de transmission des données (540 millisecondes via les satellites / 40 millisecondes avec la fibre) et la mise en service de la téléphonie de la 3e génération : « le téléphone portable devient un outil à partir duquel un abonné accède à l’internet ou à diverses autres applications ». Ce point fort du déploiement de la fibre stimule l’offre des opérateurs de téléphonie proposant désormais des services inédits : « télévision numérique, accès internet, formation à distance par visioconférence, etc. ».

Le développement de l’offre de téléphonie mobile est source d’espoirs, notamment lorsque l’on sait que, « selon de récentes études d’institutions financières portant sur les pays en développement, chaque fois que le taux de pénétration des mobiles y augmente de 10 %, le PIB progresse de 0,81 % ». Mais les coûts d’abonnement à internet sont encore très élevés : « à la fin de 2010, les services large bande fixes coûtaient en moyenne l’équivalent de 290 % du revenu mensuel ». L’auteur évoque aussi les faiblesses de la fibre via la narration d’incidents « survenus au cours de l’année 2008 [et] provoquant des pannes de services ou des ralentissements, sur au moins deux continents ». Certaines failles de la fibre, révélées par ces événements auront eu pour effet de ralentir, si ce n’est d’amoindrir, l’enthousiasme au sujet des promesses de cette technologie.

Une tendance forte est cependant identifiée par plusieurs experts : celle d’une augmentation importante (de plus de 95 %) du volume du trafic en ligne, au plan international. L’Afrique est, au regard du développement des TIC, considérée actuellement comme « un marché émergent », d’aucuns y situant « le potentiel de croissance ». Il est vrai que « le nombre d’abonnés aux services mobiles y progresse de 20 % par an[, il] atteindra 735 millions fin 2012, pour une population estimée à un peu plus d’un milliard d’habitants ». La part du secteur privé dans le développement des TIC en Afrique est donc importante, ce qui conditionne en retour le développement des TIC en Afrique, du fait des visées lucratives et de retours sur investissement.

On relève finalement une tension conséquente pour le déploiement de TIC en Afrique, à savoir le manque de concurrence liée à la faible intervention des États : alors que « les coûts d’exploitation diminuent pour les Fournisseurs d’accès à internet (FAI) », les prix des abonnements ne diminuent pas nécessairement pour les utilisateurs : « leur marge de profit s’est donc accrue pour nombres d’entre eux ».

Synthèse : AB

Société des savoirs et fracture numérique en Afrique (2011)

Thibeault, E. (2011b). Société des savoirs et fracture numérique en Afrique.
Consulté le 22/12/13, à l’adresse : http://www.adjectif.net/spip/spip.php?article88

Cet article rédigé par E.-N. Thibeault présente plusieurs contenus intéressants pour les visées du projet VSTICE. On peut s’intéresser d’abord aux éléments de comparaison entre les pays développés et les autres en termes d’accès à internet : « 11 % de la population mondiale ont accès à Internet. 90 % de ces internautes sont issus des pays industrialisés […]. Dans les faits, la « géographie d’Internet révèle que 82 % de la population mondiale ne représente que 10 % des connexions dans le monde. »

L’analyse des données relatives à l’équipement des écoles en salles informatique au Burkina-Faso et en République Démocratique du Congo (RDC) qui ont été recueillies par l’auteur lors d’enquêtes par questionnaire dans plus de 60 écoles montre qu’« entre 2008 et 2010 […] 3 % des écoles secondaires à Ouagadougou au Burkina-Faso et moins de 1 % des écoles publiques en République Démocratique du Congo (RDC) disposaient d’une salle informatique branchée à internet ». L’auteur met en question les politiques publiques des États et explique qu’ « en l’absence d’investissement suffisant, dans de nombreuses villes, telles que Ouagadougou ou Kinshasa, ce sont les parents qui participent financièrement à la création de salles informatiques ».

Au fil des données et des analyses, la définition de la fracture numérique est affinée, de la question des équipements matériels et des infrastructures jusqu’à celles concernant des « fractures cognitives », considérées comme l’addition des effets des différentes fractures sociales mises en relation avec « les champs constitutifs du savoir (l’accès à l’information, l’éducation, la recherche scientifique, la diversité culturelle et linguistique) ».

Des interventions de réseaux francophones sont ensuite décrites dans l’idée de valoriser les entreprises solidaires visant à diminuer les difficultés d’accès, de compréhension et de connaissance des TIC : les Centres Numériques Francophones (CNF) pilotés par l’AUF, les Maisons des Savoirs (MDS) initiées par l’OIF et l’AIMF principalement, ou encore les centres multimédias municipaux de l’AIMF.

Un point retient finalement l’attention : à cause d’un déficit croissant d’enseignants, la situation des pays Africains en termes d’éducation pourrait devenir très périlleuse. Le développement d’offres et de ressources de formation via les TIC pourrait-il permettre de pallier cette carence ?

Synthèse : AB

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