Afrique

Rapport sur le livre scolaire en Afrique francophone (2003)

Leguéré, J.-P. (2003). Approvisionnement en livres scolaires : vers plus de transparence. Afrique francophone. Institut international de planification de l’éducation.
Consulté le 15/01/14, à l’adresse :
http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001362/136266f.pdf

En Afrique subsaharienne francophone, le manuel scolaire représente environ 15 % du budget alloué à l’éducation, soit une dépense d’environ 500 milliards de franc CFA sur dix ans. Malgré cet investissement, l’objectif « un livre un enfant en l’an 2000 » n’a pu être atteint. L’industrie du livre en général et du livre scolaire en particulier peine à se développer en Afrique. Il reste, dans la plupart des pays, l’apanage d’éditeurs privés français qui, dès les lendemains de la colonisation, y ont vu un marché porteur et sans risque puisque financé par des bailleurs de fonds internationaux. Du coup, les éditeurs africains qui auraient dû profiter des avantages pour valoriser une identité culturelle en proposant une littérature africaine se voient évincés.

Depuis une quinzaine d’années, des organisations internationales telles l’UNESCO, l’AIF et le CAFED tentent de leur ouvrir une brèche : des associations d’éditeurs africains ont vu le jour. Mais, en ce qui concerne l’édition scolaire et le matériel pédagogique, ils n’ont toujours pas de place.

La chaîne éditoriale subsaharienne, même si elle semble similaire à celle de l’Europe, comporte des différences. Le financement des manuels scolaires revient à l’État – dont la Banque mondiale est le bailleur de fonds – qui lance un appel d’offre et subventionne l’éditeur choisi afin de proposer les ouvrages à un prix social. Le réseau formel de distribution étant quasi inexistant, il revient au réseau informel de s’en charger. La relation public-privé est assez complexe, elle se joue constamment entre l’État et les éditeurs occidentaux. Dans un contexte où États, bailleurs de fonds et éditeurs privés sont en lien sans aucun instrument d’évaluation et de mesure, la corruption et les détournements de fonds deviennent monnaie courante au sein de la chaîne d’approvisionnement, d’où l’urgence d’une plus grande transparence.

Synthèse : AO

Des manuels scolaires numériques pour l’Afrique (2013)

Menkoué, P. (2013). Des manuels scolaires numériques pour l’Afrique.
Consulté le 07/01/14, à l’adresse : http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/20314/des-manuels-scolaires-numeriques-pour-afrique/

Malgré leur essor dans les pays développés, les manuels scolaires numériques, alternatives aux manuels scolaires traditionnels, peinent à être adoptés en Afrique. Les motifs évoqués à ce retard sont liés à la pauvreté du continent, à la formation des enseignants ou à celle des élèves des zones rurales, souvent analphabètes en informatique.

L’auteur interroge le dépassement de ces obstacles dans la mesure où des stratégies d’approvisionnement en équipement informatique et de formation sont élaborées. Sans compter qu’au plan financier, les ouvrages électroniques ne sont pas forcément plus onéreux que les manuels papiers qui nécessitent des aménagements réguliers.

L’auteur met en avant les programmes de dotation en liseuse et tablettes dans différents pays Africains ainsi que ceux de formation des enseignants, tel IFADEM ; il pointe aussi le fait que le coût des équipements baisse. Il appelle à ce que les initiatives visant l’implémentation de TIC soient soutenues par les gouvernements pour accélérer le mouvement de diffusion de matériel et de ressources pédagogiques, ce que peut faciliter les manuels numériques par opposition aux manuels papiers.

Synthèse : AO

L’Alliance des éditeurs : actions en faveur des pays du Sud et projets dans le numérique (2013)

Alliance internationale des éditeurs indépendants. (2014). L’Alliance des éditeurs : actions en faveur des pays du Sud et projets dans le numérique.
Consulté le 23/01/14, à l’adresse :
http://www.scolibris.fr/l-alliance-des-editeurs-actions-en-faveur-des-pays-du-sud-et-projets-dans-numerique-scolibris-140.html

En lien avec la Fondation Prince Claus, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants a commandité une étude sur les perspectives de l’édition numérique dans les pays en voie de développement. Menée par l’un de ses membres, Octavio Kulesz, entre 2010 et 2011, il en est ressorti que même si les pays du Sud ont des possibilités différentes de ceux du Nord, les TIC y ont une place de plus en plus incontournable. L’essor des e-book, de l’impression à la demande, de la vente en ligne et de la téléphonie mobile sont autant de moyens qu’il importe de prendre en compte en les adaptant aux spécificités régionales.

Suite aux conclusions de l’étude, l’Alliance a créé le laboratoire Alliance Lab dont la vocation est d’offrir aux maisons éditoriales des possibilités d’édition et de diffusion ajustées à leurs réalités concrètes. Il se veut pourvoyeur de « solutions adaptées et respectueuses des écosystèmes locaux dans le domaine du numérique ». Dans le même élan, en partenariat avec les éditions Double Ponctuation, elle a lancé Bibliodiversity, une revue en ligne. Celle-ci a pour ligne éditoriale de promouvoir la diversité et les transformations dans la filière du livre et de l’édition en s’appuyant sur une approche internationale, interculturelle et interdisciplinaire.

Synthèse : AO

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