Démarche

La mise à disposition de matériel pédagogique de qualité et la question enseignante sont deux facteurs clés pour améliorer la qualité de l’éducation en Afrique subsaharienne. Ces deux thèmes font l’objet d’une veille stratégique et scientifique proposée par l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) en partenariat avec l’Université Paris Descartes (France).

Comme le souligne le rapport du Pôle d’analyse sectoriel de Dakar intitulé le Défi enseignant, les résultats peu satisfaisants du secteur de l’éducation tiennent pour partie à la faible qualité du corps enseignant. La massification de l’éducation de base a conduit les pays africains à des recrutements massifs pour répondre aux besoins les plus urgents. De 1,9 millions en 1999, l’Afrique subsaharienne est passée à 3,19 millions d’enseignants dans le primaire en 2011. Dans leur immense majorité, ces personnels sont peu ou pas qualifiés et beaucoup ne bénéficient d’aucune formation avant leur prise de service. Leur accompagnement et leur qualification sont un sujet capital, afin de s’assurer que leurs compétences sont en mesure de répondre aux normes minimales exigibles.

Dans ce contexte, le potentiel des technologies de l’information et de l’éducation en éducation (TICE) mérite d’être exploré.

Les approches TICE en classe nécessitent, dès le départ, une implication forte des enseignants, avec une écoute de leurs besoins, plutôt qu’une approche « top down ». Cette implication passe par leur formation y compris sur la façon d’adapter leur enseignement à ces nouvelles possibilités, surtout si elles s’appuient sur des technologies (comme les outils nomades de type smartphone ou tablette)  ou sur de nouveaux usages. Équiper les lieux d’enseignements sans cette implication et cette formation des enseignants a pour conséquence une non utilisation des matériels.

Si plusieurs travaux ont été réalisés sur la pénétration et les usages de la technologie en Afrique subsaharienne, peu de recherches ont été menées pour analyser l’utilisation et l’impact des technologies sur les systèmes éducatifs africains, que ce soit au niveau de l’amélioration de la qualité de l’éducation ou de l’efficience des dispositifs, ce qui est lié aussi à la rareté et à la dimension des projets qui y ont été conduits dans ce domaine. En effet, de nombreux projets pilotes ont été menés, avec des bilans plus ou moins contrastés, mais les moyens demeurent limités pour accompagner la mise en œuvre de démarches innovantes, sur une base expérimentale assez large. C’est pourtant à travers la mise en œuvre d’expérimentations de terrain, qui permettent aux autorités éducatives et/ou aux porteurs de projets (Ministères, institutions de formation, ONG, entreprises du secteur des technologies et des télécommunications, fondations…) de tester certains mécanismes ou outils au potentiel innovant dans les contextes africains, que les acteurs de l’éducation seront en situation de mieux comprendre les applications concrètes de ces outils et leurs effets, afin de répondre aux défis du secteur.

Il importe donc de poursuivre les expérimentations afin de mieux comprendre le potentiel et les conditions de réussite de projets mobilisant les TICE. Ceci est particulièrement vrai en Afrique subsaharienne.

C’est le sens de la démarche de l’AFD et de l’AUF : à la fois proposer un appel à projets pour financer de nouveaux dispositifs innovants et une veille, qui demande à être commentée (vous avez la possibilité de le faire après le texte décrivant chaque ressource identifiée) et enrichie.

Pour faire une proposition d’indexation de ressources : contact-vstice@auf.org

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